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Les instruments du XXème siècle
Les instruments du XXème siècle


Le Theremin
Le synthétiseur
L'échantillonneur
Les Ondes Martenot
Les structures Baschet
Vidéos

Les instruments du XXème siècle

Le Theremin : deux tiges verticales réagissent à la présence d’objets (les mains d’un musicien, par exemple) grâce à une force électro-magnétique. Il a été utilisé abondamment dans les films d’horreur de série b des années 1950 et 1960.

http://www.chez.com/cslevine/theremin.htm
http://www.chez.com/cslevine/theremin.htm
http://www.chez.com/cslevine/theremin.htm

Oeuvres pour theremin
"Dr. Samuel J. Hoffman and the Theremin" Basta/Metamkine
• "Music From The Ether - Works For Theremin" Mode/Import
• Bernard Hermann "B.O. The Day The Earth Stool Still" 20th Century Fox
• The Beach Boys "Good Vibrations" Capitol
• Captain Beefheart "Safe As Milk" Buddah Records
• Jon Spencer Blues Explosion "Orange" Matador
• Gino Robair "Buddy Systems" Meniscus/Metamkine
• Serge Pey / Laurent Dailleau / Dominique Répécaud "Complexe de la Viande" 33Revpermi/Metamkine
• Merzbow "Door Open At 8am" Alien8 Recordings/Artware
• "Gravikords, Whirlies & Pyrophones" Ellipsis Arts/Metamkine
• Danny Elfman: "B.O. Mars Attack" Atlantic
• Laurent Dailleau "Supersternal Notch" Sonoris/Metamkine
• Triolid "Ur Lamento" Potlatch/Metamkine
• V/A "Pandore #8" www.pandore.org

Vidéos de Theremin
Vidéos

Le Theremin de glace, une vidéo à cette adresse :
http://www.mit.edu/~sdh/inventionibbles/ice_theremin/ice_theremin_demo.MPG

Et son principe de fonctionnement :
http://www.mit.edu/~sdh/inventionibbles/ice_theremin/IceThereminFAQ.html

Le Synthétiseur : véritable studio en boîte, il a fait connaître à un nouveau public, surtout populaire, les sons électroniques. Sa première version fut analogique (le moog, en 1960), puis sa version numérique est apparue en 1982 (le dx-7 de Yamaha, entre autres).

L'Échantillonneur : appareil qui capte des sons acoustiques et les garde en mémoire en vue de leur traitement ultérieur.

Les Ondes Martenot : L'invention des ondes musicales martenot Jean Laurendeau 1 Novembre 1998


Le jour où, pendant la guerre de 1914-1918, les postes de radio à lampes triodes arrivèrent dans les tranchées avec les sons très purs qu’ils émettaient, Maurice Martenot, fort peu présent à l’esprit de la guerre, rêva plutôt d’en faire un instrument de musique pouvant exprimer la sensibilité humaine. En effet, bien qu’il fut à l’époque radio-télégraphiste pour les besoins de l’armée, il était d’abord et surtout un musicien ayant, selon ses propres termes, le «virus de l’invention». La guerre finie, il se mit au travail. En 1928, il donna un premier concert à l’Opéra de Paris avec ses «ondes musicales». Ce fut immédiatement un triomphe et le début d’une belle carrière pour le nouvel instrument. Plus soucieux d’améliorer son invention que de la faire connaître, Maurice Martenot n’a jamais empêché, néanmoins, les compositeurs d’écrire pour elle, ni les instrumentistes d’en jouer. C’est ainsi que, de Darius Milhaud à Jacques Brel, en passant par Maurice Ravel et Rabindranath Tagore&127;, sans oublier, surtout, André Jolivet et Olivier Messiaen, les plus grandes personnalités musicales de notre temps se sont accordées pour reconnaître au Martenot un pouvoir d’expression tout à fait exceptionnel qui en fait d’ailleurs l’invention du siècle dans le domaine des instruments de musique. Il constitue, pour celui qui en joue, un véritable prolongement tactile et sonore de son système nerveux. À QUOI RESSEMBLE LE MARTENOT ? En rodage presque ininterrompu depuis plus de 70 ans, le Martenot comprend : un clavier monodique avec vibrato contrôlé de façon aussi nuancée que celui d’un violon; un jeu à bague donnant aux effets de glissandi une âme véritable et une touche d’intensité autorisant les nuances les plus subtiles ou les plus contrastées, toutes les articulations et tous les modes d’attaque souhaitables. Il offre par ailleurs un jeu de timbres possédant une grande richesse de coloris. Le timbre électronique «pur», émanant d’une membrane de diffuseur, constitue le son de base de l’instrument, celui utilisé le plus souvent. Trois autres timbres fondamentaux résultent de la mise en résonance par l’électricité d’éléments vibratoires non électroniques au départ : ce sont les cordes tendues, le gong et les ressorts, tous trois mis en vibration par des moteurs de diffuseurs. Il y a donc quatre diffuseurs en tout. Mais chacun d’eux peut être affecté par un dosage d’harmoniques - progressif ou subit - rendant possible une grande variété de timbres. C’est un instrument monodique, au même titre que la voix humaine ou la flûte. Sa tessiture de sept octaves lui permet de passer sans interruption du registre de la contrebasse à celui du piccolo. C’est un instrument de musique qui se joue en temps réel, exigeant par conséquent la présence continue d’un interprète - exactement comme pour le violoncelle, la clarinette, etc. On l’enseigne en France, aux conservatoires de Paris, Lyon, Saint-Maur et dans plusieurs autres villes. Plus près de nous, les conservatoires de Québec et Montréal en ont dispensé l’enseignement pendant 29 ans, de 1968 à 1997, année où des coupures budgétaires rendirent sa suspension inévitable, en tant qu’instrument enseigné comme discipline principale. Cet instrument est joué dans la plupart des pays d’Europe, en Amérique du Nord et au Japon. À PROPOS DE MAURICE MARTENOT Disons pour terminer que Maurice Martenot ne fut pas que l’inventeur de l’instrument qui porte son nom. Il fut aussi un pédagogue, pratiquant et perfectionnant toute sa vie la méthode mise au point par sa soeur aînée, et qui a pour objet l’initiation des jeunes enfants à la musique. Il enseigna aussi la relaxation, écrivit le livre Se relaxer, pourquoi, comment ? (publié en 1977 et réédité récemment au Courrier du livre). Cette dernière discipline - la relaxation - n’est d’ailleurs pas sans rapport avec l’invention des ondes musicales. Il en avait fait l’expérience pour la première fois dans les années 1920, pendant la gestation et le travail de recherche qui devait le conduire à la production du premier modèle des ondes musicales. Toute personne intéressée à en savoir plus pourra se référer au livre de Jean Laurendeau Maurice Martenot, luthier de l’électronique, qui comporte, en plus d’une passionnante biographie de Maurice Martenot, une liste impressionnante d’oeuvres ayant été composées pour ondes ou pour des ensembles impliquant cet instrument, ainsi qu’une discographie et une bibliographie. Pour commémorer le 70e anniversaire des ondes Martenot et le 100e anniversaire de naissance de l'inventeur Maurice Martenot, la Société pour le développement des ondes musicales présente, en coproduction avec la chaîne culturelle de Radio-Canada, le Festival d'ondes Martenot de Montréal, qui se déroulera du 13 au 18 octobre 1998, dans les salles Pierre-Mercure, du Gesù, du Conservatoire de musique du Québec à Montréal et de la Chapelle historique du Bon-Pasteur.

Vidéos d'Ondes Martenot
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Les structures Baschet

L’instrumentarium Baschet est un ensemble de 14 structures sonores principalement destinées à l’éducation musicale des enfants. Cet ensemble d’instruments musicaux a été conçu à la fin des années 1970 par les frères Baschet, deux artistes français de renommée internationale. Les structures sonores représentent un des rares exemples d’innovation en facture instrumentale acoustique au XXe siècle. Elles appartiennent à une esthétique musicale moderne fondée sur le son plutôt que sur la tonalité. D’un point de vue éducatif, l’instrumentarium Baschet se rattache à la pédagogie musicale d’éveil-créativité, un courant pédagogique misant sur l’expression spontanée et la créativité de l’enfant, sur l’ouverture aux différentes cultures musicales ainsi que sur l’interdisciplinarité artistique. L’instrumentarium Baschet est actuellement le seul ensemble d’instruments musicaux commercialisé pour ce type de pédagogie. Les structures sonores qui composent l’instrumentarium Baschet ont été élaborées en fonction de critères spécifiques reliés à la facilité de jeu et à la diversité des timbres. Elles ont aussi trouvé des applications en musicothérapie où elles se révèlent des moyens d’intervention particulièrement bien adaptés. Depuis vingt ans, plusieurs expériences ont été réalisées auprès d’individus présentant des déficiences variées.



Les structures sonores qui composent l’instrumentarium Baschet présentent une facture bien particulière. Leurs formes, l’organisation de leurs claviers et leur principe acoustique diffèrent considérablement de ceux des instruments traditionnels. En effet, les structures sonores Baschet sont rattachées à une esthétique musicale où chacun des paramètres du son (hauteur, durée, timbre et dynamique) est traité également. Le résultat musical est donc plus près de Varèse que de Mozart. Cela signifie que la fonction première de ces instruments n’est pas de produire des notes et des mélodies, mais plutôt des sons et des contrastes de timbres.

Les sonorités ainsi produites sont assimilables aux nouveaux courants musicaux axés sur la recherche sonore, mais contrairement à la tendance actuelle, elles ne relèvent d'aucun procédé électrique. Les instruments sont en effet totalement acoustiques : l’émission et le profil du son dépendent directement du geste de l’instrumentiste. Ainsi, bien qu’appartenant à une esthétique musicale moderne, les structures sonores perpétuent l’esprit de la facture instrumentale traditionnelle.

L’instrumentarium Baschet est divisé en trois familles instrumentales : les cordes, les percussions et les tiges de verre. À part le sifflant (voir, détail des instruments), chaque structure sonore est constituée d’un clavier boulonné à un cône coloré interchangeable. Pour le transport, les cônes peuvent être empilés les uns sur les autres, tandis que les montages plus complexes, tels que l’arc, les trois croix et le ressort, peuvent être désassemblés en sections plus petites.



Sonorités

Un des premiers objectifs de Bernard Baschet fut de créer un ensemble d’instruments musicaux qui produirait des sons variés, originaux et agréables à l’oreille. Les structures sonores produisent trois types de sonorités : 1) les sons à hauteur repérable qu’on appelle aussi " sons toniques "; 2) les sons à hauteur difficilement repérable qu’on appelle aussi " sons cannelés "; 3) les sons à hauteur non repérable qu’on appelle aussi " sons complexes ".

L’originalité et la qualité sonore sont deux propriétés fondamentales de l’instrumentarium Baschet. D’une manière générale, on peut dire que ce dernier offre un riche éventail de sons, souvent étonnants, quelques fois amusants, allant du plus court au plus long, du plus mince au plus épais, du plus lourd au plus léger, du plus clair au plus sombre, du plus lisse au plus rugueux, du plus grave au plus aigu, du plus fort au plus doux. Les habitués n’hésitent pas à le qualifier de " palette sonore " tellement les combinaisons de couleurs sonores (timbres) sont multiples.

Les structures sonores ne sonnent jamais faux. Les notions du " juste " et du " faux " sont intimement associées, en musique, à la mélodie et à l’harmonie tonale. Étant donnée que les structures sonores ont été conçues dans un tout autre esprit, ces notions ne s’appliquent pas lorsqu’on en joue. Au surplus, les " impuretés " du son, normalement déplorées en musique tonale, deviennent ici des éléments de curiosité et d’exploration.

Claviers
Lorsque l’on examine la facture insolite des structures sonores qui composent l’instrumentarium Baschet, il faut se rappeler qu’elles ont été spécifiquement conçues, d’une part, pour l’exploration sonore par le geste instrumental et, d’autre part, pour l’éducation musicale des enfants. Ces deux objectifs ont considérablement influencé le design des instruments.

Un des premiers objectifs de Bernard Baschet était de mettre au point des instruments donnant accès au jeu musical spontané, sans formation préalable. Le principe acoustique de la verge encastrée assure une grande sensibilité de réponse au geste. Les instruments réagissent à la moindre sollicitation et permettent de traduire en sons toutes les nuances du geste. De plus, les claviers sont de grande dimension et leurs éléments constituants sont répartis en nombre limités afin pallier au manque de coordination motrice du débutant. Dès les premières tentatives, l’apprenti musicien est donc en mesure d’obtenir de jolis sons et d’aborder la dimension expressive du jeu musical.

Les claviers, comme les sonorités produites, ne font référence à aucun instrument connu. L’enfant n’est donc pas tenté de comparer son jeu aux standards d’exécution habituels; il peut jouer librement et s’exprimer sans complexes.

Chaque structure sonore est constituée d’un clavier divisé en zones de timbres distinctes qui sont délimitées par des éléments de formes et de matériaux différents. Chaque zone de timbre est déclinée dans un registre sonore plus ou moins étendu allant du grave à l’aigu. Ainsi, l’instrument est aussi intéressant pour le jeu individuel que pour le jeu collectif; les structures sonores ayant été conçues pour recevoir plusieurs instrumentistes simultanément.

L’exploration sonore implique nécessairement une exploration gestuelle. Le jeu musical avec les structures sonores Baschet permet à l’instrumentiste d’explorer une multitude de gestes différents et de varier la direction ainsi que l’amplitude de ses mouvements :

· L’instrumentarium Baschet appelle des modes de jeux traditionnels : pincer ou frotter les cordes, percuter les éléments métalliques, et, dans la mesure où l’on connaît le cristal, frotter les tiges de verre avec les doigts humides. Toutefois, l’usage unique de ces techniques de jeu reviendrait à ignorer la fonction de ces instruments qui sont, tout entiers, destinés à l’exploration sonore et gestuelle. C’est pourquoi, au-delà des gestes fondamentaux, l’instrumentiste est invité à explorer d’autres techniques de jeu. D’abord avec des percuteurs variés : mains, baguettes de tout ordre, billes, monnaie, etc., mais aussi avec des gestes différents : caresser, gratter, frotter, etc. Dans ce domaine, la seule limite est l’imagination de l’instrumentiste.

· Les structures sonores peuvent être mues durant l’exécution musicale. D’une part, certains effets sonores sont réalisés en bougeant le clavier ou l’instrument tout entier. Par exemple, il est possible de diriger le son vers un endroit précis en déplaçant le cône de l’instrument. D’autre part, les structures sonores, devenues éléments de décor ou accessoires de théâtre, peuvent être déplacées dans l’aire de jeu.

· Sur un même instrument, la juxtaposition verticale, horizontale ou oblique de différentes zones de timbres incitent l’instrumentiste à recourir à des gestes différents.

· D’un instrument à l’autre, les claviers diffèrent. Bien que certains éléments, comme la tige filetée, soient communs à plusieurs structures sonores, ils ne sont jamais disposés identiquement. De même, la grandeur des claviers varie entre les instruments et quelques-uns présentent des caractéristiques originales. Par exemple, certains claviers sont mobiles alors que d’autres permettent de moduler le son en exerçant une pression sur le cadre de l’instrument. Enfin, les positions de jeu sont multiples : certaines structures sonores peuvent se jouer debout, d’autres à genoux, d’autres assis.

http://www.er.uqam.ca/nobel/baschet/ressources/ressources.html (Liste des liens concernant les structures Baschet)
http://www.er.uqam.ca/nobel/baschet/introduction/index.html (Le site de l'instrumentarium Baschet, dont est issue la présentation ci-dessus)
http://www.micheldeneuve.com/instrum.html (Le cristal Baschet, un extrait sonore et une petite histoire)
Structures Baschets : Structures Sonores et Pédagogie 17, rue des fusillés 91240 Saint Michel sur Orge Tel 01 69 63 73 58 Fax 01 69 63 71 28 bbaschet@club-internet.fr www.baschet.org
Les orgues de verre :
Vidéos
Concert et démonstration de Thérémin et Ondes Martenot : Vidéo
Démonstration de Theremin en 1933 : Vidéo
Duo de Theremin : Vidéo
©Yann Bonnec™